30 jours avec Gilles Guerraz

L'interview du forum : des révélations en perspective !

Modérateurs: bcbvideo, LuxAeterna

30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede bcbvideo » Mar 01 Déc 2009, 01:03

Salut tout le FVA !

Voici un mois entier consacré à Image

Rappel sur le principe de cette rubrique
Elle a pour but de donner la parole à une production on un réalisateur talentueux en donnant la possibilité aux membres du forum de lui poser des questions.
Tous les membres de notre forum, s'ils le souhaitent, pourront poser à Gilles, des questions sur son travail, lui même, ses aspirations... Et Gilles s'est engagé à lire les questions et à y répondre (ou non - pour celles qu'il jugera inopportunes) sur la période du mois de décembre.

Pour vous donner la possibilité de voir ses films sans avoir à faire des recherches tout azimut (cela suscitera, à n'en pas douter, tout un tas de questions « pertinentes ») voilà les liens indispensables.

Son site web : http://www.gillesguerraz.com

Son blog : http://www.faireounepasfairedecinema.com

Ses vidéos sont visibles sur son site ainsi que sur sa page dailymotion : http://www.dailymotion.com/gilz

Allez juste pour donner l'exemple, voici quelques questions pour mieux connaître Monsieur Guerraz.

Qui es-tu ?
Peux-tu te présenter ?
Ta situation géographique ?
Ton âge ?
Ton cursus scolaire, lycéen, estudiantin et/ou professionnel ?

Et si tu pouvais nous poster une photo récente, que tout le monde voit comme tu es beau !
Pas une photo d'un ours... de toi. :mrgreen:

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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Gilz » Mar 01 Déc 2009, 02:08

:roll: Hello,

tout d'abord merci au fva de m'accorder ce "30 jours avec", j'en suis honoré :wink:

Pour les présentations, je m'appelle donc Gilles Guerraz, j'ai 35 ans et presque toutes mes dents.
Je vis à Paris.
Je suis arrivé assez tardivement à la réalisation. j'ai commencé par un bac de lettres, suivi de 4 ans d'études de japonais.
A l'époque, j'étais acro aux mangas et aux RPG en japonais sur une console que les moins de 30 ans ne doivent pas connaître : la Nec PC ENgine DUu .love.
j'étais littéralement fasciné par ces univers, je ne savais pas trop quoi faire de ma vie, alors je me suis dit "allons apprendre le japonais".
L'apprentissage de cette langue m'a tout de suite plu, j'ai persévéré jusqu'en maîtrise.
j'ai eu l'occasion de passer deux fois 2 mois au Japon, j'ai vraiment aimé cette expérience.

J'ai du ensuite partir faire mon service militaire.
Je fais partie de la génération pour qui le service était obligatoire...
Après 1 mois de classe chez les tarés (C'était Rambo tous les jours par des températures extérieures de -18°, près de la forêt Noire, en Allemagne), j'ai intégré une école militaire de langues et de rensignements où j'ai officié en tant que prof de... japonais :mrgreen:
Concrètement, je donnais une heure de cours par jour, le reste du temps c'était glandouille, binouzes et parties d'échecs.
Tant et si bien qu'à mon retour à la vie civile, j'ai eu envie de me bouger un peu les fesses pour dégotter un job.

Enseigner le japonais me tentait moyennement. Alors que je réfléchissais à mon avenir, je tombe par hasard sur un copain d'enfance qui avait fait quelque chose comme bac + 15 jours de fac de lettres. Il était habillé comme un prince et m'annonce qu'il est... ingénieur en informatique.
Il m'indique les coordonnées de l'école qui l'a formé (en 6 mois) et m'encourage à faire comme lui.
Convaincu, je me lance, je fais l'école, je nage la brasse coulée pendant 6 mois, mais je finis par obtenir mon diplôme et surtout, un job d'ingénieur informaticien, plutôt bien payé.

ET c'est au bout de 3 ans dans l'informatique que je décide, sur un coup de tête, de m'achter un camescope.

Nous sommes en 2003, c'est lère du mini DV.

A l'époque, j'ai une culuture cinéphile assez large, mais je ne connais que dalle à la réalisation.
Je m'achète donc un petit camescope Canon à la Fnac (1300 euros à l'époque les vaches...) et je commence à filmer les copains, la famille, des trucs ans grand intérêt.
Je sens en moi une vraie envie de filmer, sans arriver à organiser tout ça. Je propose d'improviser des trucs aux copains, mais ils ne sont guère convaincus et mes embryons de projets tombent rapidement à l'eau.
En parralèle, je découvre le montage sur Pinnacle Studio 10, tellement buggé que je n'ai jamais réussi à faire le moindre export...

Dans le même temps je mate des tonnes (à peu près TOUT ce que je peux trouver) de court métrages amateurs, essentiellement sur le forum du Repaire. Je ne connaissais alors pas le FVA, que j'ai découvert plus tard via le festival du film web d'Oloron en 2006.
C'est en vsionnant tous ces courts que je découvre le travail de Armz, par exemple.

Et un jour, un de mes amis (Samy si tu nous lis) me parle d'un concours de court-métrages organisé par la marque SEGA.
Le thème est : "la manipulation des médias".
Je commence alors à gratter des idées tous les jours dans le métro en allant au boulot et finis par aboutir à un scénario pas très bien finalisé (j'ai pas encore de chute).
Vu que je ne connais aucun comédien, je propose à un pote du boulot de tenir le rôle principal (rôle muet) et à un autre pote de tenir un rôle parlant.
J'improvise le découpage sur le tournage, utilise les éclairages de mon appartement pour les scènes d'intérieur (bouh, c'est moche !) et enregistre le son sur le micro intégré du camescope.

Je monte fiévreusement mon court tout en découvrant Adobe Premiere et suis moyennement satsifait du résultat.
DU coup, je ne le mets pas en ligne tout de suite, par peur de me faire "bâcher" sans pitié par les anciens.
Puis je me décide finalement à le diffuser sur le repaire, et quelques critiques positives m'encouragent à persévérer.

Il s'appelle "The Box" :



Je récidive 6 mois plus tard avec "Loop", pour lequel j'entame une collaboration avec Vincent Londez et Célia Pilastre, des comédiens talentueux avec lesquels je travaille toujours aujourd'hui.



J'ai continué ensuite de plus belle, par l'intermédiaire des "Filmistes Associés", un collectif de réalisateurs. Nous nous réunissions tous les mois, pour choisir un thème à partir duquel chacun allait faire un film de 2 à 3mn.
J'ai beaucoup appris durant cette période, autant en expérimentant dans mon coin, qu'en me frottant à des réalisateurs plus expérimentés que moi.

Puis certains de mes travaux ont été diffusés en TV, d'autres ont gagné quelques prix en festivals et j'ai commencé à entrevoir la possibilité d'en faire un métier.
Ça a été assez long, j'y songeait depuis 2005, j'ai fini par quitter l'informatique en 2008.

Je suis aujourdh'ui réalisateur professionnel dans le sens où c'est mon métier, mais je n'en vis pas encore vraiment. J'ai fait cette année quelques films d'entreprise, clips et pubs internet. Un bon début, mais pas suffisant pour constituer des revenus décents.

Mais je persévère... :wink:

(Oups, j'ai pondu un roman, désolé...)
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Gilz » Mar 01 Déc 2009, 02:18

MMmh, quelques soucis avec le player dailymotion ou c'est moi qui a foiré une balise HML ?

Pour ma tronche, la voilà. La photo est un peu bizarre (obturation lente inside) mais je ressemble à ça :
Image
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede smoothless » Mar 01 Déc 2009, 03:15

Ca c'est de la bio ! :shock:

Du coup il va pas rester grand chose à demander.

Gilz,

:arrow: Comme pour les autres, je serais curieux de connaître tes 30 films préférés (1 par réalisateur si tu veux, c'est plus facile).
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede bcbvideo » Mar 01 Déc 2009, 08:51

Gilz a écrit:tout d'abord merci au fva de m'accorder ce "30 jours avec", j'en suis honoré :wink:

On ne choisi que le must. 8)

Gilz a écrit:(Oups, j'ai pondu un roman, désolé...)

Je pense qu'avec tes réponses Gilles, on va pulvériser le record de pages pour un "30 jours avec...". :mrgreen:

Gilz a écrit:MMmh, quelques soucis avec le player dailymotion ou c'est moi qui a foiré une balise HML ?

Voilà qui est réparé. :wink:

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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Gilz » Mar 01 Déc 2009, 13:00

Yo Smooth,

Question difficile...

je vais essayer de m'y coller.

"And the winner is..."

1 - Le Parrain (1er opus)
Le parrain est le film qui correspond le plus de l'idée que je me fais d'un chef d'oeuvre absolu. C'est une tragédie familiale puissante sur fond de témoignage historico-sociologique des première vagues d'immigration du 20e siècle à New York, lorsque presque tout était encore à bâtir. La sobriété de la réalisation est aussi juste qu'efficace, la musique est inoubliable et le casting est littéralement fantastique. J'ai rarement vu un niveau de jeu aussi globalement élevé dans un film. Enfin, la photo de Gordon Willis est l'une des plus graphiques qu'il m'ait été donné de voir dans un film de facture "classique", visuellement parlant.
Coppola a accouché un chef d'oeuvre, qu'il égalera 4 années plus tard avec Le Parrain 2.

2 - Sueurs Froides
Alfred Hitchcock est pour moi le réalisateur le plus doué de toute l'histoire du cinéma. D'autres réalisateurs sont plus puissants que lui (je pense à Stanley Kubrick), mais Hitchcock avait ce talent rare de réaliser des films presque intemporels.
Regardez des films des années 50. A coté des chef d'oeuvre de cette époque ("tant qu'il y aura des hommes", "sur les quais", "le pont de la rivière kwaî", "le train sifflera trois fois", "Ben Hur"...), on trouve énormément de films datés. La réalisation apparaît statique, les dialogues et le jeu des acteurs semble figé.
Pas chez Alfred Hitchcock.
"Sueurs froides" (Vertigo) date de 1958 et est objectivement toujours très regardable en 2009. En ce qui me concerne, je trouve ce film fascinant. Il oscille entre l'intrigue policière et le quasi surnaturel. La musique de Bernard Herrmann scie les nerfs et James Stewart trouve l'un des tous meilleurs rôles de sa longue carrière. Enfin, c'est dans ce film que le fameux travelling compensé a été inventé (et copié des centaines de fois par la suite).
J'aurais aussi pu citer "North by Northwest" (La mort aux trousses) un film très excitant à regarder et sur lequel le temps semble n'avoir aucune prise. La séquence de l'attaque de l'avion dans le champ de maïs fait partie des scènes cultes de l'histoire du cinéma. A voir pour savoir ce qu'est un découpage et un timing parfaits.
J'aurais pu également citer "Psycho" (Psychose), chef d'eouvre tellement absolu que Gus Vant Sant a jugé bon d'en faire une décalcomanie (remake plan par plan) 30 ans après sa sortie...


3 - le film sans nom
Un top 30 sans un Kubrick dans le top 5, ça me semble difficile. J'ai hésité à mettre le film sans nom à la place de Barry Lyndon qui est un film que j'adore. "le film sans nom" m'avait scotché lorsque je l'avais visionné pour la première fois, quand j'étais adolescent. C'est tout d'abord une leçon de réalisation de 2h15, au milieu d'un univers anachronique et baroque, sous l'influence d'une esthétique seventies très marquée. Le tout baigne littéralement dans la 9e symphonie de Beethoven qui sublime chaque scène qu'elle illustre.
Stanley Kubrick a dit un jour que la combinaison des images et de la musique est ce qu'il y a de plus fort au cinéma. Il le prouve à maintes reprises dans "le film sans nom". Malcolm Mc Dowell y trouve le rôle de sa vie (vous ne lui trouvez pas une petite ressemblance avec Vincent londez ? :mrgreen: ) et Kubrick l'un de ses 3 meilleurs films. Certaines scènes, comme celle du "Singin' in the rain" ou de combat avec le phallus géant sont purement anthologiques...
La réflexion autour du thème du libre arbitre est également passionante.
Un film très controversé à sa sortie, en 1971.

4 - Voyage au bout de l'enfer
Le chef d'oeuvre absolu de Michael Cimino est le film sur le Viet-Nam qui m'a le plus retourné la tête, devant Platoon, Une balle dans la tête et Apocalypse Now, que j'ai découverts beaucoup plus tard.
Le tour de force de Cimino, c'est de réussir un film marquant sur le Viet-Nam, en s'intéressant davantage aux traumatismes que la guerre engendre chez les personnages, qu'à la guerre elle-même. John Woo a eu une approche similaire sur "Une balle dans la tête", mais de manière moins... magistrale.
J'aime le découpage du film en 2 parties distinctes, "l'avant" et le "pendant". Le "pendant" n'en devient que plus fort. C'est ce film qui m'a rendu accro au magnétisme phénoménal, un rien morbide mais paradoxalement flamboyant, de Christopher Walken. Les scènes de roulette russe sont d'une puissance inouïe, j'ai pris une claque énorme. Meryl Streep est extraordinaire, comme très souvent.
Un grand film, récompensé par une pluie d'oscars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur dans un 2nd rôle (C.Walken), meilleur montage, meilleur son).


5 - Bienvenue à Gattaca
Très difficle de placer un film après les 4 monuments qui occupent le haut du classement. J'ai hésité entre la sobriété émouvante de Million Dollar Baby, le caractère fascinant et inclassable de Mulholland Drive, La magie Kauffmanno-Gondryenne d' Eternal Sunshine of The Spotless Mind, ou le tour de magie de Sofia Coppola, et son Lost in Translation en état d'apesanteur.
J'ai finalement opté pour un film que j'ai revu récemment en DVD, et qui m'a beaucoup touché. Indépendamment du foisonnement thématique du film (eugénisme, déterminisme génétique, sélection discriminatoire, rivalité fraternelle, perte d'identité, quête de la perfection institutionnalisée, etc...), ce qu'accomplit Vincent (Ethan Hawke) par la seule force de la foi en son rêve a quelque chose de très émouvant. La musique absolument magnifique de Michael Nyman sublime les plus belles scènes d'un très beau film.
Gattaca fait partie de ces films que de nombreux cinéphiles considèrent comme mineurs mais qui moi, me touchent profondément.

Pour la suite, je vais faire plus court, sinon je suis encore là ce soir... :mrgreen:

Alors, dans le désordre...

Il faut impérativement un film de david Lynch, ce sera "Mullholand Drive". En un seul mot : fascinant.

Il faut aussi impérativement un film de Sergio Leone. J'ai toujours préféré "Le bon, La brute et le truand" à "il était une fois dans l'Ouest", mais si j'adore ce dernier.

Il faut un film de Marty Scorcese ! J'ai envie de citer "Raging Bull". Grande réalisation, immense interprétation.

Ensuite, je ne serai pas très original en citant le premier opus de la trilogie "Matrix". A l'époque de sa sortie, j'étais au service militaire. je suis allé le voir au pif, sans savoir de quoi ça parlait. J'ai pris l'une des plus grosses baffes esthético-visuelles de ma vie. J'ai dû voir ce film 8 ou 9 fois en tout, et je prends mon pied à chaque fois.

Il faut aussi un film de James Gray, l'un de mes idéaux de réalisateurs. J'adore le ton et la justesse de ses films. Il n'en fait ni trop ni trop peu, et ça claque à chaque fois. J'ai adoré "La nuit nous appartient", chef d'oeuvre de polar tragique néo-classique.

Il faut aussi un film de Jacques Audiard, un autre des mes idéaux de réalisateur. Je choisis "Un Prophète".

Ajoutons un film des frères Coen. J'ai adoré "Fargo", peut-être davantage que "No country for old men"

Mais, mais... tout ça manque cruellement de films de zombies ! Je suis emmerdé, parce que j'idolâtre "L'armée des morts", mais S'il ne faut citer qu'un Zack Snyder, je hurle "This is Spartaaaaaaaaa" sans hésiter.
Citons "300" au passage donc.
J'ai aussi beaucoup, beaucoup aimé "28 jours plus tard". Mais "Trainspotting" aussi, du même réalisateur.

C'est cruel de choisir...

Parce que j'aime malgré tout Guy Ritchie, je dois citer "Snatch", moins virtuose mais aussi moins prétentieux que "Revolver".

De Clint Eastwood, j'ai préféré sans commune mesure "Million Dollar Baby" à "Gran Torino".

J'adore Dustin Hoffman, je cite "Marathon Man" de John Schlesinger.

Il me faut aussi un Darren Aronofsky, disons "Requiem for a dream". Un bel uppercut dans la gueule.

Et un Michael Mann, un ! Ce sera "Heat" !

Ahem... je crois que j'ai oublié David Fincher... Très difficile de ne choisir qu'un Fincher. "Fight Club" me fascine, "Benjamin Button" m'émeut. Mais "Seven" me scotche. Ce sera Seven, d'un cheveu...

Non, nous n'oublierons pas "Les Fils de l'homme" !

"La cité de dieu" m'a vraiment scotché, même si "The Constant Gardener" est juste fabuleux...

Zut, j'ai zappé Spielberg... J'hésite tellement entre "il faut sauver le soldat Ryan" et "Minority Report" que j'ai choisi de ne pas choisir. Je mets les deux :wink:

Puis, en vrac : "Old Boy", 21 grammes", Festen, La Mouche, Terminator 1 & 2 (impossible de les départager !!)

Et un petit film catastrophe pour finir : "Cloverfield". Une ENORME claque au cincohe...

ça doit faire une trentaine de films ça, non ?
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede nicowar » Mar 01 Déc 2009, 14:36

salut Gilles,

Cool ta bio, c'est agréable de te lire!

:arrow: Quand as tu décidé que tu voulais faire de la réal ton métier? et qu'est ce qui t'en a donné envie?
:arrow: Ceux qui connaissent ton travail peuvent dire que tu aimes travailler dans "l'urgence" (ou tout du moins "vite"), est ce que ça te sert dans l'univers professionnel qui demande toujours d'aller plus vite?

++
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Gilz » Mar 01 Déc 2009, 15:41

Saluit Nicowar, et merci de participer à ce topic :wink:

J'ai décidé de faire de la réalisation mon métier lorsque deux conditions ont été remplies :
1 - le sentiment indiscutable que la réalisation était l'activité qui m'apportait le plus grand plaisir, la plus grande satisfaction. J'ai essayé différentes choses sur des tournages "de potes" : perchman, cadreur, monteur, etc... C'est définitivement la réalisation que je préfère.
2 - L'impression que mon travail était devenu suffisamment qualitatif pour prétendre à être pris au séreux par des professionnels. On dira ce qu'on voudra, l'avis des autres compte beaucoup !


Tu fais probablement allusion à mes expériences avec le 48 hour film project, mais je ne sais pas si on peut dire que j'aime travailler dans l'urgence...
Comme j'ai un peu d'ambition dans mes projets, je nourris le fantasme de faire des super trucs. :mrgreen:
Le problème avec cette approche, c'est que rien de ce que j'écris n'est assez bien, et je finis trop souvent par faire du sur-place. Je réfléchis, tergiverse, pèse le pour et le contre, et change souvent de projet...
Les projets courts avec des délais imposés et courts ne me laissent pas le temps de gamberger. Il faut y aller et il faut y aller à fond.
Je suis aidé par ce "cadre" pour réaliser de nouveaux projets, de la même manière que j'étais motivé par les contraintes des sessions des Filmistes Associés.

Mais je ne désespère pas de me retrouver un jour à travailler sur un gros projet avec des délais plus importants.

Ça c'est pour les projets perso.

Les projets professionnels, je fais toujours le maximum pour les rendre en temps et en heure, c'est très important.
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede doc personne » Mar 01 Déc 2009, 19:49

Ouf c'est le topic à lire dès le début si on ne veut pas se faire larguer d'entrée.
Bio en efeft très intéressante à lire qui ne laisse pas beaucoup de zone d'ombre pour te poser des questions. Donc je profite de ton top plus ou moins 30 (de très bon goût) pour parfaire ma propre culture. Pourquoi appelles-tu le film sans nom "le film sans nom" ?
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede doc personne » Mar 01 Déc 2009, 19:50

Ah okay je viens de comprendre :)) :))

c'est quoi ce délire ? Il y a un copyright sur ce titre ou quoi ? :shock:
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede jycedo » Mar 01 Déc 2009, 20:03

Je rappelle que gilz était la première interview d'oqp (il y a quelques temps déjà) et qu'elle est toujours visible en ligne ici ... en plus c'est une de mes préférées ...

Bon quelques questions maintenant ...
- que penses-tu d'hadopi ?
- comment penses tu que les médias vont évoluer / la demande à propos de la vidéo ?
- toi même tu regardes beaucoup de courts métrages ?
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Gilz » Mar 01 Déc 2009, 20:37

doc personne a écrit:Ouf c'est le topic à lire dès le début si on ne veut pas se faire larguer d'entrée.
Bio en efeft très intéressante à lire qui ne laisse pas beaucoup de zone d'ombre pour te poser des questions. Donc je profite de ton top plus ou moins 30 (de très bon goût) pour parfaire ma propre culture. Pourquoi appelles-tu le film sans nom "le film sans nom" ?


Salut Doc, je découvre en même temps que toi que la traduction française de "Clockwork Orange" ne passe pas très bien... :?: :?: :?:
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Gilz » Mar 01 Déc 2009, 21:07

Hello Jycedo,

merci encore pour l'interview dans OQP ! :wink:

Pour Hadopi, je n'ai pas d'avis très précis sur la question.
D'un côté, je trouve normal que les autorités s'emploient à faire respecter les droits d'auteur.
D'un autre côté, les débordements potentiels me font un peu froid dans le dos : atteinte à la vie privée, contrôle d'internet par les autorités gouvernementales, coupure d'internet qui sert aussi pour la TV et le téléphone, risques d'erreurs judiciaires (comment prouver que mon voisin a piraté mon accès wi-fi ?), etc.

A ce sujet, je recommande la lecture de l'excellent article Wikipédia consacré à Hadopi et je me permets d'y pomper une citation, de Paul Krugman, Prix Nobel d'économie :
- « Octet après octet, tout ce qui peut-être numérisé sera numérisé, rendant la propriété intellectuelle toujours plus facile à copier et toujours plus difficile à vendre plus cher qu'un prix nominal. Et nous devrons trouver les modèles économiques et les modèles d'affaires qui prennent cette réalité en compte. »

Vaste débat...


Comment les médias vont évoluer à propose de la vidéo ?

Je pense que nous sommes déjà dans l'ére de la dématérialisation de masse. Nous diffusons tous nos court-métrages, clips, vidéos sur Internet, rares sont ceux qui continuent à distribuer des DVD.
J'ai passé une partie de l'année à démarcher des boites de production de films publicitaires, je n'ai pas envoyé un seul DVD. J'ai téléphoné, mailé et envoyé des liens vers mes travaux. Une boite m'a rappelé et pris dans leur "écurie", je leur ai envoyé mes vidéos par le net, via FTP.
A part les geeks comme moi qui achètent encore des DVD et des Blu-Ray pour les bonus, making of et commentaires audios des réals, la majorité du public va vers des contenus dématérialisés.

En parallèle, la prolifération et la diversification des supports (internet, énormes bouquets de chaînes avec n'importe quel abonnement web, téléphones portables, etc...) va peut-être engendrer une demande croissante de contenus. Donc potentiellement du boulot pour les vidéastes, réalisateurs et fileurs de tous poils. Enfin, c'est une supposition. A dire vrai, j'en sais trop rien...


Pour ce qui est des court-métrages, j'en regarde beaucoup moins qu'avant.
Lorsque j'ai commencé la réalisation, visionner des courts était mon école. Le vrai cinéma étant trop difficile à reproduire avec un camescope mini DV, à part pour les surdoués, j'ai pas mal appris en regardant des courts amateurs.
Aujourd'hui, je regarde davantage de courts "pro", avec du budget, des prods, etc.
Cela correspond davantage à mes aspirations actuelles : faire un court produit, avec des vrais moyens, une équipe rémunérée, une GrooOOOooosse grue pour faire des plans à la tonton Spielberg, une dolly bien loourde pour faire des travellings ultra fluides et tout un tas d'autres jouets :wink:
On pourra dire tout ce qu'on veut, le cinéma est un sport de riches.

Pour faire de belles images, il faut des moyens.

Et pour terminer là-dessus, je regarde beaucoup plus de séries qu'avant. J'y trouve la créativité globalement plus grande que dans la production cinématographique actuelle, imho...
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede jycedo » Mar 01 Déc 2009, 21:52

Ca c'est de la reponse super interessante..
Bon tu parles de series, alors quelles sont celles qui t'ont marque? Et les series francaises dans tout ca.. j'imagine que tu vas citer plus de series 'ricaines.. normal vu la qualite de.ce qui sort la bas ces dernieres annes.. mais il y a tout de meme eut quelques tentatives interessante ces dernieres annes engrenages, mafiosi, les oubliees, plus proches braquo, pigalle .. alors on est sur la bonne voie pour voir de vraies series en france?
Tu serais interesse pour developper une serie.. si tu en avais la possibilite?
Rien a voir, j'aime beaucoup marathon man aussi.. tiens ca m'a donne envie de le revoir..
Il n'y a pas beaucoup de comedies dans la liste que tu as fait.. il n'y en a pas quelques unes qui sortent du lot ?
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Gilz » Mar 01 Déc 2009, 22:25

Yo Jycedo,

Pour les séries, je ne serai pas très original.
J'étais assez fan de "Friends" et de "Profit", excellente série pas assez connue du large public.
J'ai découvert plus tard l'addiction cathodique avec 24. Jamais au grand jamais, je n'avais eu une envie aussi forte de "connaître la suite".
Avec toutes les dérives "nolife" que ça implique, genre 8 heures de visionnage dans la journée, nuit blanche sur une saison un peu tendu (genre la 3 ou la 5) avant d'aller au boulot, etc.
Cette série a pour moi révolutionné la série TV telle que je la connaissais avant.

Dans la foulée, j'ai scotché sur "Prison Break", "Lost", "Day Break", "Heroes" ou encore "Damages", captivant.

Du côté de la France, tu cites à peu près tout ce que le PAF a produit de meilleur ces dernières années en matière de fiction TV.
Je n'ai pas encore vu "Mafiosa", mais j'ai été très agréablement surpris par la bonne tenue d'Engrenages, j'ai avalé la saison 1 de Braquo et je suis en train de guetter chaque nouvel épisode de "Pigalle".
D'ailleurs, ce soir, je m'en fais deux :mrgreen:
Canal + a ouvert la voie de la série française de qualité, bien écrite, avec des vrais acteurs.

Parmi mes amis comédiens, certains ont joué au moins une fois dans leur vie dans un "Julie Lescaut", un "Joséphine Ange Gardien" ou un "Soeur Thérèse.com". A chaque fois, j'ai regardé pour voir l'apparition de l'ami(e) en question et à chaque fois, ce fut assez pénible.
Autant Julie Lescaut est soporifique, autant "Joséphine.." et "Soeur Thérèse..." sont à la limite du supportable.
Objectivement, je ne comprenais pas comment il était possible de mettre autant d'argent (un épisode de Julie Lescaut coûte autour d'un million d'euros à produire) dans un "produit" aussi médiocre.
Puis je suis tombé sur un tableau répéretoriant les meilleurs scores d'audience TV de l'année. Après les inamovibles matches de l'équipe de France de foot, on ne trouvait QUE des fictions françaises TF1 ou France 2 !
Julie Lescaut scorait régulièrement au delà des 10 millions de téléspectateurs, Les Cordier Juge et flic n'était pas très loin derrière et la fiction de l'été de France 2 cartonnait avec une belle régularité.
Les chiffres allaient me donnaient tort.

D'un point de vue de producteur, pourquoi s'emmerder à faire de la qualité lorsque la saperlipopette cartonne à plein tube ?

Imparable.

Aujourd'hui, les choses ont un peu changé, la fiction française TF1 et F2 est dépassé par "Les experts" à la course à l'Audimat.
Et Canal + est en train de mettre tout le monde d'accord avec la qualité de ses séries depuis 2 ans.
J'espère que les autres grandes chaînes vont lui emboîter le pas.

Travailler sur une série m'intéresserait énormément.
C'est un format qui permet de travailler les personnages en profondeur et de prendre le temps de développer un récit dans toutes ses ramifications, en s'affranchissant des exigences narratives du format de 2h d'un long-métrage.

Marathon Man est un très grand film, qui ne vieillit pas à mes yeux. Un revisionnage s'impose ! :wink:

Il est vrai que je suis un peu moins marqué par les comédies que par d'autres genres de films. Mais j'ai adoré la quasi totalité de la fimographie des frères Farrelly, je me suis pissé dessus de rire en visionnant "Borat" au ciné, j'aime beaucoup "La Cité de la peur", comme beaucoup de gens j'imagine, j'ai récemment beaucoup ri devant "la personne aux deux personnes"...

Mais étrangement, je ne mettrai aucun de ces films dans un top 30 de films... Les goûts et les couleurs sans doute :wink:
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Fondu au Noir » Mer 02 Déc 2009, 00:12

Que de points interressants déjà évoqués .
Déjà bravo pour avoir mis dans ton top 5 , Bienvenue à Gattaca ( il est pour ma part sur le podium) .
Film épuré et sublime, avec une musique à tomber par terre . Un vrai film de science fiction fait pourtant avec quasiment aucun décor du genre. Une prouesse et une réussite totale .

Et oui , Joséphine ange gardien cartonne en audimat . J'en ai vu un ,pour comprendre , et bien c'est hallucinant . De loin , le truc le plus niais ,le plus decervellé que j'ai vu depuis un bail .
C'est inquiétant mais bon, c'est de la bouillie pour les fidéles de la une . Il y a d'autres chaines !

Questions:
- Le court métrage ne nourrit pas son bonhomme alors le long métrage ça te tente ?
- Comme la grande majorité des scénarios sont des adaptations de bouquins , y en a t'il que tu voudrais mettre à l'écran ?
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Gilz » Mer 02 Déc 2009, 01:20

Hello Fondu au noir,

La long-métrage constitue pour moi aussi bien l'aboutissement que l'Everest d'une carrière de jeune réalisateur.
A y réfléchir, je fais de la réalisation parce que j'aime le cinéma.
Le 7e art exerce sur moi une fascination qui perdure depuis l'enfance et qui, associée à la présomption de moi aussi vouloir faire des images, m'a amené à me lancer dans la réalisation.

Seulement voilà, la route est longue !

Qui dit long-métrage dit scénario. Ecrire un scénario, c'est long. Ecrire un bon scénario, c'est encore plus long.
En parallèle, il faut se forger un réseau humain.
Sans réseau, pas de contacts. Sans contacts, on se retrouve à arroser au pif des boites de prods qui ne nous connaissent ni d'Eve ni d'Adam. Et c'est un milieu qui fonctionne énormément au relationnel.
Bref, le temps de pondre un scénario qui tienne la route et de trouver une prod intéressée, ça prend du temps.
Ensuite, il faut trouver des financements.
Un nouveau parcours du combattant démarre...

A moins d'avoir un énorme coup de chance comme Pascal Laugier, pour citer un exemple, qui était pote avec Christophe Gans. Ce dernier lui propose de venir faire le making of du Pacte des Loups. Sur le tournage, Laugier sympathise avec Richard Grandpierre, le producteur. Qui lui propose de financer son premier long. C'est ainsi qu'est né "Saint Ange".
On remarquera qu'à l'origine, c'est son réseau (et sa connexion avec Christophe Gans qui a été l'élément déclencheur).

A mon stade, mon réseau est "under construction" :mrgreen:
J'ai un projet de long métrage que j'aimerais commencer à présenter à des sociétés de production dans les prochaines semaines. J'y crois sans me faire trop d'illusions. J'essaye de doser enthousiasme et réalisme. Qui ne font pas toujours bon ménage...

Mais cela dit, le long n'est pas la voie de prédilection pour gagner des sous.

La pub l'a été pendant longtemps, et l'est toujours pour des réals "installés".
Le jeune réalisateur se verra proposer la plupart du temps des pubs internet payées au lance-pierre, ou des clips aux budgets à géométrie variable.
S'il est débrouillard, il ira chercher les pépettes dans le film d'entreprise. Ça paye bien, à défaut d'être exaltant.

L'essentiel, je crois, est de bien savoir ce qu'on veut.
Gagner de l'argent ou faire ce qu'on aime réellement. Les 2 ne sont pas toujours compatibles.

A moins d'adorer les effets pyrotechniques et de s'appeler Michael Bay :mrgreen:


Il y a un bouquin que je rêve d'adapter, mais c'est beaucoup trop gros pour moi. Il s'agit de "Replay", de Ken Grimwood.
Ça raconte l'histoire d'un type d'une quarantaine d'années, qui a bien réussi professionnellement comme sur le plan personnel (une femme et deux charmants enfants). Un beau jour, il ressent une douleur écrasante dans la poitrine, alors qu'il est seul chez lui. Il s'écroule et meurt.
Il se réveille peu après dans une chambre d'adolescent.
Le lieu lui semble familier.
Il n'a pas le temps de se demander s'il est au Paradis qu'il entend la voix de sa mère.
Il se regarde dans un miroir : il a 16 ans.
Et il a conservé TOUS ses souvenirs de sa "première" vie.

Comment va t-il "revivre" sa vie ?

Je trouve ce pitch passionnant et évoque des choses auxquelles je pense souvent.
Quels choix de vie je ferais si j'avais connaissance d'un futur ?
Quel serait l'impact de nouveaux choix sur mon futur alternatif ?

Je pense que ça ferait un film très intéressant...
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede doc personne » Mer 02 Déc 2009, 11:24

Je viens de lire sur ton blog que tu avais rejoint l'écurie Souris, boîte de prod de pub. Comment ça se passe dans les faits ? Ils te payent au mois ou à la pub ? C'est à toi de proposer tes idées ou on vient te voir avec la pub déjà découpée et prête à tourner ? Fais-tu partie des créatifs de pub de la boîte avec séances de brainstorming ?

Sinon, puisque tu as aimé Day Break, tu aurais pu mettre Un jour sans fin d'Harold Ramis dans ton top 30, non ?
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede jycedo » Mer 02 Déc 2009, 11:24

Si tu devais être un personnage de fiction lequel choisirais tu ?
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Re: 30 jours avec Gilles Guerraz

Messagede Gilz » Mer 02 Déc 2009, 11:31

doc personne a écrit:Je viens de lire sur ton blog que tu avais rejoint l'écurie Souris, boîte de prod de pub. Comment ça se passe dans les faits ? Ils te payent au mois ou à la pub ? C'est à toi de proposer tes idées ou on vient te voir avec la pub déjà découpée et prête à tourner ? Fais-tu partie des créatifs de pub de la boîte avec séances de brainstorming ?

Sinon, puisque tu as aimé Day Break, tu aurais pu mettre Un jour sans fin d'Harold Ramis dans ton top 30, non ?



Dans les faits, je n'ai signé aucun contrat avec Souris.
ils sont susceptibles de me proposer du boulot, mais il n'existe aucun engagement contractuel. Ce qui signifie que je ne suis pas salarié par eux, et que je ne suis pas lié à eux. Je peux travailler pour d'autres boites de prod si l'occasion se présente.

En théorie, mon job avec eux est réalisateur. J'arrive en bout de chaîne, sur un projet déjà défini, validé, voire découpé. Y'a plus qu'à tourner.
Dans la pratique, tout ceci est très vrai en télé, beaucoup moins pour les pubs internet où les faibles coûts obligent les acteurs du projet à occuper plusieurs postes. Il n'est donc pas rare que le réalisateur participe à la partie créative du projet, avant de passer à la mise en images.

Sinon, non, je ne mets pas le sympathique "Un jour sans fin" dans mon top 30. :D

Mais j'ai oublié d'y mettre le magique "Lost in translation", de Sofia Coppola... ça fait un film avec Bill Murray dans le top, c'est pas mal non ? :mrgreen:
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