Arrgh! J'avais pas prévu de passer une partie de ma mâtinée comme ça mais je me suis laissé prendre sans difficulté et finalement, sans regrets.
Je ne m'étendrai pas sur les points litigieux (lumière, son, stabilité...) tu as fait avec les moyens du bord comme tu l'as expliqué en préambule. Le jeu des acteurs (très bien) et le montage (quoiqu'un peu long dans les scènes introspectives) compense tout cela sans problème.
Il n'y a que sur l'histoire, au delà d'une certaine naïveté assumée et que je ne remets pas en cause, qui m'a gêné : le coup de la lettre m'a un peu sortie de l'ambiance générale. Le nom et l'adresse sur l'enveloppe, quand bien même elle l'aurait écrit 1 an auparavant... J'ai aussitôt pensé qu'une opération à coeur ouvert devait laisser une belle cicatrice, de quoi amener certaines questions légitimes sur l'oreiller, pour finir l'histoire autrement qu'avec un courrier... Bref, pas grave.
Ce qui pour moi ressort avant tout c'est l'ensemble de ta démarche, complètement assumée de A à Z, véhiculer une émotion en prenant ton temps, créer de vrais personnages, un vrai drama (même si naif), sans prétention. Tellement rare dans les productions amateurs. C'est l'ensemble de ta démarche qui m'a vraiment enthousiasmé. J'ai pris un vrai plaisir durant ces 50 min.
Tout cela m'a bien stimulé en vérité. J'y ai retrouvé ce que j'avais dans la tête à l'époque où j'ai réalisé IRIS et que j'ai perdu un peu. Noir&Blanc / Couleurs, amour perdu, sentiments exacerbés, même décors... Ca m'a bien replongé dans cette démarche... Je m'égare...
Tout ça pour te dire que j'ai vraiment été ravi de découvrir ton film, toi et tes acteurs vous êtes vraiment bien investis pour un résultat tout à fait honorable. Et qui sort des habituels coups de tatanes mutliangles.
Un démarche enthousiasmante, et vrai petit plaisir communiqué.
En cela merci Triskel.
ps : bravo pour les plans à Orly, pas évident.